Les Chroniques du Sillon Noir
- Cédric Veyrrier
- 15 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 4 jours
SOCIAL DISTORTION « White Light, White Heat, White Trash »

Sorti en 1996, White Light fait l’effet d’une bombe atomique lachée sur le paysage punk rock de l‘époque ! Le son du groupe arrive plus gonflé que jamais, les tubes s’enchainent et placent l’album au top des productions punk rock, de tous les temps. Après un Larsen qui annonce clairement la couleur, l’album ouvre sur « Dear Lover », une ballade punk rock efficace. Et puis le tube absolu suit sans crier gare ! « Don’t Drag Me Down », son intro, sa suite d’accords implacables, son texte qui parle de l’aspect « white trash » des usa, son refrain, son riff de guitare… On tient la un des plus grands si ce n’est le plus grand morceau jamais composé par Mike Ness !
Les titres s’enchaînent, on commence à s’habituer a ce gros son puissant, distordu à souhait, ou la Les Paul repousse ses micros P90 dans leurs derniers retranchements. Le temps nous démontrera que l’habitude deviendra rapidement une addiction : les fans de Social Distortion resteront fans a jamais, et accrocs a ce disque pour l’éternité. Les titres s’enchainent je disais, et il semblerait que Mike Ness ai été inspiré, principalement par son parcours personnel. « I Was Wrong » un regard dans le rétro qui nous emmène sur les pas du chanteur au refrain Catchy, ou la voix de Mike est portée par des chœurs mélodiques qui deviendront une des signatures du groupe. Et puis « Through These Eye » vient enfoncer le clou, porter un coup de grâce à notre histoire d’amour avec cet album… alors qu’on en est qu’a la moitié ! La locomotive est lancée, et rien ne semble pouvoir l’arrêter ! A noter tout de même que si le mur de guitares est le premier punch que l’on reçoit à l’écoute de l’album, la batterie de Deen Castronovo qui a officié pour Bad Journey, Steve Vai, Ozzy Osbourne ou encore Paul Rodgers est l’uppercut qui nous finit littéralement ! Le son, la précision, la frappe implacables, nous laissent sans défense, le titre « Down The World Again » m’en est témoin. On n’avait pas entendu de batteur aussi efficace et déterminant depuis l’intro de Dave Grohll sur Smells Like Teen Spirit.
Et puis comme un ange qui passe, « When The Angels Sing » apporte une touche de Poésie mortuaire à l’album. Un riff simple et efficace, une mélodie et un texte qui touche dans le mille, et toujours cet ensemble porté par une batterie puissante qui évite à tous les titres mid tempo de tomber dans la mollesse. « Gotta Know The Rules » qui sera le dernier extrait sonore de cette chronique, déroule comme un rouleau compresseur ses quatre accords du début à la fin, comme une ritournelle blues punkifiée et électrifiée au triphasé. 11 titres au total, auxquels on doit ajouter un morceaux caché, avec la reprise de « Under My Thumb » des Stones, qui affiche la couleur quand à une des influences majeures de Mike Ness. « White Light, White Heat, White Trash » fait partie de ces albums dont on se souvient parfaitement du premier jour ou on les a entendu, qui nous accompagneront toute une vie, et qui seront probablement avec nous lorsque sera venu le jour de rendre les âmes.
(Par Didou aka Daddy'O)




Commentaires