Les Chroniques du Sillon Noir
- Cédric Veyrrier
- il y a 24 heures
- 2 min de lecture

Steve Conte & The Crazy Truth : "S/T"
Au premier coup d’oeil sur la pochette du disque, le ton est donné, on sait qu’on a ici affaire à un album de Rock & Roll, à la sauce New Yorkaise, sous influences de Johnny Thunders et consort… Et pour cause, Steve à officié pendant plusieurs années au sein même des New York Dolls, en remplacement de Johnny ! L’album ouvre sur « This Is The End », un brulot rock and roll électrique, à l’intro très directe, on va ici à l’essentiel. Pas le temps de respirer que le tube de l’album arrive déjà avec « Gypsy Cab », un titre à l’efficacité redoutable, avec son intro de guitare chargée de tremolo presque Crampsienne et ses coeurs à la sympathy for the devil. Même la voix subit parfois un traitement type Cabine Leslie, ce qui donne au titre une atmosphère fantomatique (écoute Gypsy Cab). Et puis l’intro de Texas T arrive sans prévenir et nous plonge dans un club enfumé du New York des années 70. Le sax Bayton ajouté au rythme lent et pesant évoquent clairement le groupe Morphine, dans ce qu’il a de meilleur. « The Goods Are Odd » accélère en tempo et se charge de distorsion presque Fuzz, le titre est plus rageur, avec ses coeurs scandés et l’harmonica apporte un esprit bluesy a l’ensemble. « Get Off » ouvre sur un riff des plus efficaces comme pour nous rappeler que les guitares sont au centre de cet album. Si c’était encore à prouver, Steve Conte sait comment composer des titres de rock and roll efficaces, et mélanger les influences, celle d’Izzy Stradlin semble évidente ici. « The Truth Ain’t Pretty » qui suit confirme la référence ! Simple, efficace, redoutable (écoute The Truth Ain’t Pretty). « Her Highness » nous emporte dans les montagnes russes entre couplets calmes et refrains plus rythmés. « Busload Of Hope » nous permet de reprendre un peu notre souffle, cette ballade mystique, à l’atmosphère brumeuse ou le tremolo de guitare rivalise avec le bottle neck. « Strumpet-hearted Monkey Girl » est sans conteste le titre le plus imprégné de la patte New York Dolls, ce titre aurait clairement pu être composé par ou pour le groupe ! Puis comme pour nous redonner un peu de souffle, tout se calme a nouveau avec « Indie Girl » ! Le son des guitares s’éclairci, le tempo ralenti, mais l’énergie générale demeure constante. Et enfin, « Junk Planet », Repart sur un tempo plus rapide, des riffs de guitares plus saturées, un rock plus frontal que n’auraient pas renié le Velvet Revolver ! Un album de Rock and Roll essentiel sorti en 2009, qui n’a pas prit une ride depuis. Un condensé de 11 hits tous aussi efficaces les uns que les autres. Tout de suite « Junk Planet », de et par Steve Conte & The Crazy Truth (écoute Junk Planet).
(Par Didou aka Daddy'O)




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