• Alain

Joe Janvier and Cie 9





Pour combattre la terrible Dzonokwa, l'ogresse la pire épouvantable de toute l'Amérique, Eddé le Sauvage avait pêché un masque swaïwhé dans la rivière Klondike. La Chique à Jalbert s'était planté le masque en pleine face et s'était transformé en swaïwhé qui avait fait fuir la Dzonokwa. Mais tout de suite après sa mission La Chique à Swaïwhé avait commencé à devenir transparent. Toute l'équipe de Joe Janvier and Cie était venue toucher le swaïwhé et était disparue devant les yeux de leurs compagnons d'aventures dans le Yukon, le sergent Preston et King son husky, pour réaparaître sur l'Ile de Vancouvers.

Komogwa, le maître de toutes les richesses.

  • Comment ça se fait qu'on était dans le Klondike pis que là, on est sur l'île de Vancouvers ? a demandé la Chique à Jalbert qui tenait toujours son masque swaïwhé à hauteur de la poitrine.


  • Je pense que la réponse est entre tes mains, a répondu Eddé le Sauvage. Lâche le masque, on va le suivre.

-Hein, qu'est-ce que tu dis là Eddé ?

  • Enyoiei, enyoiei.

Tranquillement, la Chique à Jalbert a lâché le masque swaiwhé qui est resté un petit moment suspendu en l'air pour partir en flottant.

  • Il faut le suivre, a dit Eddé.

Et les six hommes, à la file indienne, se sont mis à suivre le masque swaiwhé, Eddé en premier suivi du vieux Joe Janvier, Tit-Lys, la Chique à Jalbert, Pierre Coriveau et Pépère Brousse qui fermait la marche. Ils s'enfonçaient dans les forêts les plus profondes du nord de l'île de Vancouvers. Ca devenait de plus en plus sombre et le masque swaiwhé s'est arrêté pas loin de l'entrée d'une grotte. Eddé a fait signe à tout le monde de se cacher. Ils ont attendu un moment avant de voir sortir de la grotte deux spécimens mâles de dzonokwa, les ogres les pires épouvantables de toute l'Amérique. Ces deux là, ils étaient vraiment épouvantables, il y en avait un qui avait deux têtes et l'autre avait quatre bras.

  • Là, il y a des vrais monstres qui arrivent, a chuchoté Joe Janvier.

Comme de fait, on a vu arriver à la grotte, trois gros bonhommes habillés en noir avec des chapeaux melon qui fumaient des gros cigares. Et par la magie du masque swaïwhé, la conversation entre les dzonokwa et les ogres d'un autre type a été parfaitement audible à nos six compagnons.

  • Ca y est presque, a dit un homme en noir, on a acheté toutes les banques de l'île et même le gouvernement de la Colombie-Britannique. Donnez nous encore de l'or et des diamants, et on achètera tout le Canada et vous pourrez manger des canadiens sans avoir peur d'être pourchassés par l'armée canadienne et la royale mounty.

Et c'est là que le masque swaiwhé est reparti, les six compagnons l'on suivi sur un sentier qui menait jusqu'à l'océan Pacifique. Et le masque swaiwhé est parti au large pour plonger dans l'océan.

  • Bon, ben c'est fall ball à c't'heure, a dit la Chique, on a plus le masque.

  • C'est pas sûr encore, a dit Eddé, je pense qu'avant de nous quitter, le masque swaiwhé nous a amené dret à la demeure de Komogwa.

  • Qu'est-ce que c'est que ça encore ? a demandé le gros Pierre Coriveau.

  • Komogwa, c'est le maître de toutes les richesses, ça va pas lui faire plaisir que les dzonokwa donnent tant de richesses à des hommes tellement cupides qu'ils doivent en avoir le cœur poilu. Ca va être la marée basse, venez, on devrait pouvoir trouver l'entrée de sa demeure.

C'était justement la marée basse, Eddé courrait sur la plage en cherchant ….

  • Là, j'ai trouvé !

A même la plage, il y avait une ouverture.

  • L'entrée de la demeure de Komogwa.

C'est là que deux canards plongeons sont arrivés pour se poster chaque côté de l'ouverture. Ils avaient pas l'air à vouloir s'amuser. Eddé leur a parler.

  • On veut parler à Komogwa, les dzonokwa sont en train de donner toutes les richesses de la terre à des cœurs poilus blancs pour pouvoir manger les canadiens.


Un des canards plongeons à fait un signe de tête pis il est rentré dans la demeure chtonienne pour en ressortir peu après, il a fait signe aux six hommes qu'ils pouvaient rentrer. Une fois à l'intérieur, des phoques serviteurs leur ont fait signe de les suivre.

  • J'aurais cru, a dit la Chique, que dans la demeure du maître des richesses, tout aurait été en or.

  • Ben non, a dit Pépère Brousse, tout est en cuivre.

Komogwa, le maître de toutes les richesses était un gros sauvage obèse qui quittait jamais son canapé en cuivre. Il a écouté Eddé avec intérêt avant d'y déclarer.

Si vous aimez votre pays, allez combattre les dzonokwa et les cœurs poilus blancs, mes créatures monstrueuses aquatiques vont vous aider. Les phoques serviteurs ont accompagné nos six amis vers la sortie jusque sur la plage et comme ils allaient reprendre le chemin de la forêt, ils ont vu sortir de l'océan toute une troupe d'hommes-morses accompagnés d'hommes-requins.

-Je pense qu'il va y avoir de l'action, a dit Tit-Lys en regardant Pierre Coriveau, c'était les deux grands guerriers de l'équipe.

  • Ouais, un peu d'exercice, ça va nous faire du bien, a répondu Pierre Coriveau en se frottant le poing.

Et Tit-Lys est parti en courant la hache d'abattage à la main avec la horde monstrueuse d'hommes-morses et d'hommes-requins. Pierre Coriveau suivait derrière, c'était le plus fort d'entre tous, mais il courrait pas vite.

Les cœurs poilus blancs se frottaient les mains pis tiraient des grandes bouffés sur leurs cigares en voyant l'or pis les diamants que leur apportaient les dzonokwa. Des esclaves prenaient tout ça pour mettre dans des voitures attelées à des chevaux. La terre s'est mise à trembler, on entendait des cris de guerre et les cœurs poilus blancs et les dzonokwa les ont vu arriver, la horde monstrueuse d' hommes-morses et d'hommes-requins avec devant, Tit-Lys le plus courageux de tous les canadiens français.

Vous pensez ben, ça t'a pris la fuite, tous les dzonokwa mêmes les plus monstrueux eux-autres aussi et les trois cœurs poilus blancs tout habillés en noir. Mais ceux là, Tit-Lys les avait spottés, il est parti dans leur direction. Tit-Lys, c'était un coureur incroyable, il a dépassé les trois gros big shot en noir et il s'est planté devant eux-autres. Ils ont été tellement surpris qu'ils sont tombés sur le côté, sur les genoux pis sur le cul devant le jeune guerrier canadien au regard d'acier et à la fleur de lys tatouée dans le front.

  • Ecoutez-moé ben ma gang de pourris, icitte, on est au Canada, un pays d'hommes courageux pis il y en aura toujours un pour vous empêcher de tout nous voler pis de nous enlever ce qu'on a de plus précieux, la liberté. Passez le message aux autres pourris de votre espèce et la prochaine fois que je vous croise, je vous taille la moustache avec ma hache.

La horde monstrueuse aquatique était maître de la situation, Pierre Coriveau est arrivé en retard pour prendre part à l'action.

  • Vous auriez pu m'attendre, bonyenne.

Après le combat, nos six amis accompagnés de la horde monstrueuse aquatique sont allé faire leur rapport à Komogwa.

-Ben c'est bon, a dit le maître de toutes les richesse, à c't'heure on peut vous tuer, pis il a fait signe à la horde d'hommes-morses et d'hommes-requins.

-Qu'est ce que c'est que ça, a dit Joe Janvier qui avait sa 22 long rifle. Dites leur de pas approcher sinon je vous mets une balle dans la tête.

-Ca pourrait me faire mal, a dit le gros sauvage obèse, mais je suis un immortel, ça pourrait pas me tuer.

C'est là que la Chique à Jalbert a eu toute une intuition. Il a sortie son harmonica ensorcelé que madame Big Foot du Klondike lui avait donnée et il s'est mis a jouer. Tout le monde s'est mis à danser.

  • Par ici, a dit Eddé le Sauvage, on peut courir tout en dansant.

Et ses cinq compagnons l'on suivi dans un tunnel sombre qui descendait.

  • Tu sais où ça mène c'te tunnel là Eddé, a demandé la Chique.

- Ben, je pense que ça doit mener à l'intérieur de la Terre.

Ne ratez pas la prochaine aventure, à l'intérieur de la Terre.


0 vue0 commentaire